L'urine humaine, un engrais à haute valeur ajoutée
Sans eau, les urinoirs Marcel·le ne se contentent pas de réduire votre facture hydrique :
Ils permettent de collecter l’urine à la source pour la transformer en ressource.
Ce principe, appelé « séparation à la source », est au cœur de l’assainissement écologique et circulaire.
Pourquoi utiliser l'urine en agriculture ?
Une alternative directe aux engrais de synthèse
L’urine est un concentré naturel de nutriments essentiels à la croissance des plantes, principalement l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Aujourd’hui, l’agriculture conventionnelle repose massivement sur des engrais de synthèse dont la production est écologiquement lourde :
– L’azote de synthèse est fabriqué à partir de gaz naturel (via le procédé Haber-Bosch), un processus extrêmement énergivore et émetteur de gaz à effet de serre.
– Le phosphore est extrait de mines (minerais phosphatés) dont les réserves mondiales s’épuisent et sont concentrées dans quelques pays seulement.
Utiliser l’urine comme fertilisant agricole permet de relocaliser la production d’engrais, de s’affranchir des ressources fossiles et de garantir une agriculture véritablement soutenable.
Le non-sens du « tout-à-l’égout »
À l’échelle domestique, l’urine ne représente qu’environ 1 % du volume total de nos eaux usées, mais elle contient à elle seule près de 80 % de l’azote et 60 % du phosphore que nous rejetons.
En évacuant les urines par une chasse d’eau, ces précieux nutriments sont massivement dilués. Or, les stations d’épuration urbaines ne sont pas conçues pour recycler ces éléments, mais pour les détruire ou les filtrer à grands frais. Malgré des processus de traitement lourds, une part importante de cet azote et de ce phosphore finit dans nos cours d’eau, provoquant l’eutrophisation (prolifération d’algues vertes et asphyxie des rivières).
La collecte à la source via des urinoirs sans eau permet donc de diminuer simultanément la consommation d’eau potable, le coût de traitement des stations d’épuration, et la pression environnementale sur les écosystèmes aquatiques.
Une sécurité sanitaire maîtrisée
Contrairement aux matières fécales qui concentrent la quasi-totalité des agents pathogènes (bactéries, virus), l’urine d’un individu sain est stérile dans la vessie et présente un risque biologique extrêmement faible une fois excrétée. Cette caractéristique facilite grandement sa collecte et sa valorisation. Selon les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un simple stockage en cuve fermée (hygiénisation par élévation naturelle du pH) suffit à neutraliser les éventuels agents pathogènes avant un épandage agricole sécurisé.
L'impact de la valorisation : Chiffres clés
(Données issues du Programme OCAPI – École des Ponts ParisTech / INRAE)
- 1 % du volume, 80 % de la pollution : L'urine représente 1 % des eaux usées domestiques mais contient 80 % de l'azote et 60 % du phosphore rejetés par l'activité humaine.
- Une capacité de fertilisation massive : L’urine produite par une seule personne pendant un an permet de fertiliser environ 400 à 500 m² de champs de blé.
- Un potentiel alimentaire direct : Si l'urine de toute l’Île-de-France était valorisée, elle permettrait de produire le blé nécessaire pour cuire 25 millions de baguettes de pain par jour.
- Protection des rivières : Le système d’assainissement actuel de l’agglomération parisienne ne retire qu'environ 60 % de l’azote. Conséquence : c’est comme si 4 millions d’habitants rejetaient quotidiennement l’azote de leur urine directement dans la Seine.
- Division par 3 des GES : Les émissions de gaz à effet de serre liées à notre système d'alimentation-excrétion sont divisées par trois lorsque l'urine est collectée à la source et valorisée dans des champs situés à moins de 100 km.
Sans eau : préserver la ressource et s'affranchir des réseaux
Au-delà de la valorisation agronomique, la séparation à la source répond à une urgence hydrique. Dans les foyers français, la chasse d’eau représente 20 % de la consommation quotidienne d’eau potable (soit environ 30 à 40 litres d’eau potable par personne et par jour, littéralement jetés aux égouts). Dans les espaces publics, les établissements recevant du public (ERP) et les événements, cette proportion est encore plus écrasante.
En optant pour un urinoir sans eau Marcel·le vous économisez des milliers de litres d’eau potable par an et par équipement. Vous vous affranchissez aussi des contraintes de raccordement : l’équipement peut être installé sur des sites naturels isolés, des festivals ou des éco-habitats ne disposant d’aucune arrivée d’eau.
